Baillif, est séparée de Basse Terre par la Rivière des pères fait partie de cette conurbation constituée de la capitale administrative, de Saint-Claude et Gourbeyre. De ces différentes communes, Baillif a le marché immobilier le moins actif, faute d’une demande suffisamment dynamique.

L’évolution démographique, en chute de 9% entre 1999 et 2009, témoigne de cette désaffection qui laisse cette commune aux portes d’un grand marché…Les raisons sont à la fois d’ordre rationnel mais également subjectif.

Au premier rang des raisons de cette désaffection, les difficultés de circulation vers Basse Terre sont indéniables, notamment aux heures de pointe, mais l’entrée de la préfecture peut également être problématique à tout moment de la journée.

Cette situation dissuade les actifs de s’installer à Baillif au profit de Saint-Claude ou Gourbeyre qui permettent d’accéder aux lieux d’activités plus aisément, qu’il s’agisse de travail ou de loisirs avec la plage et la marina de Rivière Sens.

Il est vrai que Baillif ne propose qu’une plage de galets aux dimensions très limitées aux pieds de la tour du père Labat et son petit havre à l’embouchure de la rivière de la ravine ne peut accueillir d’autres bateaux que la dizaine de barques  de pêche qui s’y abritent aujourd’hui.

Par ailleurs, le centre bourg ne présente que peu d’intérêt: son front de mer n’est absolument pas valorisé et le centre lui-même n’est guère actif… Ces lacunes poussent donc les éventuels résidents vers les autres communes limitrophes de Basse Terre. La chaleur qui régnerait davantage sur cette ville que sur ces voisines relève par contre plus de la rumeur que d’une réalité factuelle. Baillif dispose par ailleurs, comme Saint-Claude ou Gourbeyre, de secteurs d’altitude » qui bénéficient d’une relative fraîcheur. Comme il est fréquent à la Guadeloupe, c’est d’ailleurs sur ces mi-pentes que l’on rencontre les quartiers les plus recherché… Le hameau de Saint-Michel, au nord du centre bourg, est l’un de ces lieux plutôt bien côtés ; il est composé d’un habitat individuel dont la présentation  s’enrichi au fur et à mesure de l’altitude.

Surplombant la ville de Baillif , de grandes villas entretenues profitent de vastes jardins qui permettent de ne pas subir d’éventuelles nuisances de voisinages ; il est clair que cet environnement, S’ il est d’une certaine qualité, équivaut cependant pas à l’urbanisation homogène que l’on rencontre dans les lotissements de standing de la conurbation voisine.

En l’espèce, il est fort possible de constater entre voisins une certaine différence d’appréciation de la notion de nuisance, notamment sonore, et d’en subir les conséquences pénibles..A noter que l’un des principaux défauts de ce secteur de Saint- Michel réside dans l’accès à la route nationale 2, qui dessert Basse Terre géré par un stop. Il est fréquent, aux heures de pointe, de devoir patienter plusieurs minutes avant de pouvoir s’immiscer dans le flux de circulation vers la capitale. Situés du  » bon  » côté du bourg, c’est à dire vers le sud, les quartiers de Chaulet et Lignières font également partie des secteurs recherchés. Nous sommes là dans un cadre très urbain, avec un environnement beaucoup plus homogène mais également plus dense, notamment à Chaulet, situé juste derrière le collège.

La différence de température avec le littoral ne sera pas vraiment sensible dans ce quartier, surtout pour les habitations enclavées et disposant de peu de jardin. Un peu plus éloigné du centre bourg vers les hauteurs, le quartier de Lignères proposent un remarquable potentiel de vue au villas situées en première ligne de le ravine, et également les bienfaits d’une ventilation naturelle.

A noter que les résidents de ces deux quartiers auront également des difficultés  à s’intégrer dans le flux de circulation de la route nationale vers Basse Terre aux heures les plus chargées… En dépit d’un marché immobilier peu actif, Baillif présente l’intérêt d’être à proximité immédiate de la capitale et de ces infrastructures, aussi bien publiques ( préfecture, hôpital, collectivités territoriales…) que privées (marina de Rivière Sens…), sans pour autant se situer aux mêmes niveaux de prix que Saint-Claude ou Gourbeyre, autres communes limitrophes. Cette proximité  » low cost  » permet aussi de profiter d’un environnement naturel dans le cadre d’une urbanisation diffuse, moins évidente à trouver dans les communes voisines, victimes de leur succès…

 

Sources : Le guide de l’immobilier caraïbes – L’observatoire de l’immobilier

OBSERVATOIRE

Rédigé par gestionlocativeguadeloupe

La gestion locative par l'agence Immobilière VILLABEL de Basse Terre - Guadeloupe

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