La ville de BASSE TERRE, préfecture du département , regroupe un certain nombre de centres de décision administratifs et politiques et non des moindres ; ainsi que d’importants services publics : Conseil Régional, Conseil Général, préfecture, associées aux nombreux établissement scolaires, à l’hôpital, etc… font de cette commune le centre administratif de l’île, par opposition au centre d’affaires marchande qu’est BAIE MAHAULT avec son quartier de Jarry.

 

Dans un pays jacobin comme la France, ce cumul de centres administratifs réunis dans un périmètre assez restreint devrait créer une forte dynamique au profit du secteur marchand, notamment immobilier.

Or la ville de Basse Terre ne profite pas réellement de cet effet levier sur son secteur immobilier, faute de pouvoir proposer un environnement à la hauteur des souhaits de ses résidents potentiels.

Il faut dire que la commune dispose d’un territoire limité, coincé entre ses trois voisines , BAILLIF sur l’autre rive de rivières des pères, SAINT-CLAUDE à l’Est et Gourbeyre au Sud.

Il manque avant tout à basse terre ce dont profite pratiquement toutes les communes de l’archipel, à savoir un territoire s’étendant vers les hauteurs et proposant une certaine variété de climat associée à un potentiel de vie dégagée.

Or cette capitale est bloquée à quelques 120 mètres d’altitudes, niveau auquel débute Saint Claude, insuffisant pour créer un véritable différentiel de température par rapport au littoral.

Si Basse Terre peut s’enorgueillir d’un passé élogieux, servant  notamment de théâtre aux exploits du stratège et néanmoins rabelaisien père Labat, elle en conserve aussi les côtés négatifs au travers d’une urbanisation très disparate: les maisons traditionnelles composent un paysage très attractif susceptible de constituer un intérêt touristique pour les visiteurs de passage, mais la place est également occupée par des bâtiments peu flatteurs, notamment quelques immeubles datant des années 70 et portant les stigmates d’ une architecture bâclée associé à un entretien défaillant.

Au delà de cet aspect parfois rébarbatif, le centre de Basse Terre suscite une réelle curiosité, fait assez rare à la Guadeloupe pour être  souligné: les multiples maisons traditionnelles ravissent l’oeil et les nombreux commerces créent une animation fort agréable, sentiment toutefois quelque peu altéré par une circulation automobile très problématique.

A noter que le marché foraine quotidien, s’il est très apprécié des touristes et autres retraités, n’est pas étranger aux embouteillages quasi-permanents du boulevard de front de mer… Les personnes pressées lui préfèreront systématiquement l’avenue Gaston Feuillard , à la circulation beaucoup plus fluide.

Handicapé par cette urbanisation perfectible, Basse Terre est avant tout un lieu d’activité professionnelle dont les acteurs préfèrent élire domicile dans les communes limitrophes. Deux quartiers  suscitent toutefois l’intérêt des clients exigeants : Mont Bazin , situé entre le centre hospitalier et la zone verte qui sépare Basse Terre de Saint-Claude , permet de se rendre à pieds vers les principaux  centres d’activité. Composé de villas déjà assez anciennes, ce secteur présente un aspect résidentiel assez homogène.

Inconvénient, l’avenue Gaston Feuillard crée une nuisance sonore élevée pour les maisons situées à proximité. Les résidents de la partie haute profiteront du voisinage des champs de cannes, peu susceptible de créer quelque nuisance que ce soit… Petit Paris est l’autre quartier recherché de Basse Terre. Situé à la limite nord de la ville, limitrophe de Saint-Claude , proche de l’université et du Crous, Petit Paris bénéfice d’une certaine altitude et d’un habitat très homogène composé de villas assez cossues aux jardins soignés.

Certaines bénéficient d’une vue superbe sur le centre-ville et le littoral. Autre avantage , ce quartier se situe juste derrière un centre commercial important. A noter cependant que ce quartier est d’une superficie très limitée et que ses abords sont beaucoup moins attrayants… Le quartier de Rivière des Père mérite une mention particulière, notamment pour son front de mer.

Celui-ci a fait l’objet d’un aménagement fort coûteux pour une utilité discutable, cette jolie promenade se terminant en cul de sac plutôt que de se poursuivre sur la rue du Baron de Cluny, et présente une urbanisation en déshérence: les cases grossièrement construites sont légions, les parcelles abandonnés nombreuses et les bâtiments en ruine courants.

Sources : Le guide de l’immobilier Caraibes – L’observatoire de l’immobilier

OBSERVATOIRE

Rédigé par gestionlocativeguadeloupe

La gestion locative par l'agence Immobilière VILLABEL de Basse Terre - Guadeloupe

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